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Protection des eaux en agriculture : suis-je bien préparé ?

A travers 13 points, la mise en oeuvre des principales exigences de la protection des eaux est désormais vérifiée. Les contrôles sont visuels et ont lieu dans le cadre des contrôles de base : aucun test d’étanchéité n’est réalisé et les défauts détectés ne sont pas approfondis. L’objectif est de limiter les principaux risques et les anomalies possibles. Six points concernent les constructions rurales en lien avec la protection des eaux, cinq sont sur le thème des produits phytosanitaires, engrais et diesel et deux sur les apports diffus vers l’eau dans les parcelles.
 

Constructions rurales et éléments fertilisants

La fosse, la vanne de prélèvement et les conduites apparentes sont étanches et en bon état. Il n'y a pas de traces de fuite de lisier sur les parois de la fosse, sous la vanne et/ou sur le sol autour. Les conduites apparentes ne présentent pas de fissures ou de trous. Il n'y a pas de rouille sur l’armature en acier des réservoirs à lisier en bois.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : Qualinova

Le fumier est correctement entreposé sur la fumière. Le jus de fumier ne fuit pas.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : Qualinova

Le fumier entreposé provisoirement est recouvert et positionné à une distance de 10 m par rapport aux eaux. Il est localisé sur des surfaces fertilisables et sur un sol non drainé. Il n’est pas composté lors de l’entreposage provisoire. Il n’y a pas de dépôt de fientes de volaille.

Une bonne pratique

Source : Qualinova

Un manquement

Source : Qualinova

Il n'y a pas de détériorations visibles du béton telles que des fissures, des éclats ou fers à béton apparents. Les jus de silos n'atteignent pas les eaux claires. Les balles et les boudins ne perdent pas de jus. La végétation alentour croît normalement.

Une bonne pratique

Source : Qualinova

Un manquement

Source : Qualinova

Aire d’exercice accessible en permanence  : le revêtement ne présente pas de détérioration visible, les eaux à évacuer ne s’écoulent pas vers des eaux de surface ou vers une conduite d’eau pluviale. Les eaux pluviales ne s’écoulent pas à côté de l’aire d’exercice (il y a par ex. une bordure, une pente suffisante vers l’orifice conduisant à la fosse à lisier, évacuation dans la fosse à lisier, etc.).

Autres aires d’exercices : il n'y a pas de bourbier avec une accumulation d’excréments. Les eaux sont pas évacuées sur un terrain végétalisé suffisamment grand ou dans le réservoir à lisier. Aucun écoulement ponctuel de lisier ou d’urine n'est possible dans le terrain alentour, dans des eaux de surface ou dans une conduite d’eaux pluviales.

Une bonne pratique

Source : AWEL, ZH

Un manquement

Source : Qualinova

La place ne présente pas de détérioration visible (fissures, trous, etc.). Les eaux pluviales et les eaux de lavage sont  évacuées dans la fosse à lisier. Les éléments fertilisants ne coulent vers des eaux de surface, une grille d’eau claire ou les égouts.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : AGRIDEA

Produits et matériels phytosanitaires

Les PPh sont stockés dans un local ou une armoire qui peut être fermée à clé. Ils sont dans les contenants d'origine ou dans des contenants équivalents correctement étiquetés. La zone de stockage est couverte et  possède un plancher sans fissures ni trous. Les PPh ne peuvent pas s’infiltrer ou atteindre une grille d’évacuation. Des mesures structurelles ou une cuve de rétention intacte évitent tout écoulement. La cuve de rétention doit avoir au moins la capacité du récipient le plus grand. Un matériau absorbant est prêt à retenir rapidement tout produit phytosanitaire qui fuirait.

Une bonne pratique

Source : AWEL, ZH

Un manquement

Source : Qualinova

Les pulvérisateurs et les atomiseurs doivent être entreposés sous un toit lors de précipitations. Ceci évite que les résidus de pph collés aux parois ne soient emportés par l’eau de pluie et ne s’infiltrent. Une bâche, recouvrant l’ensemble de l’appareil est également possible. Elle doit pouvoir être installée rapidement et facilement pour que son utilisation soit plausible.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : AGRIDEA

Toute entreprise disposant d’un pulvérisateur ou d’un atomiseur doit avoir accès à une aire mobile ou fixe sur laquelle elle peut remplir et nettoyer les appareils. Les déversements (y compris les gouttelettes, granulés ou poudres) et les fuites de produits phytosanitaires ainsi que l’eau de lavage (provenant des doseurs, bidons, récipients, filtres, gants…) doivent être collectées dans une fosse à lisier en service ou un système spécial, par exemple Biobed (ne jamais rincer les récipients utilisés dans un lavabo relié à une station d’épuration). Les PPh et l’eau de lavage ne doivent pas pouvoir s’infiltrer ou atteindre des eaux de surface ou une grille d’évacuation. La variante mobile est une cuve de rétention à placer sous le pulvérisateur pour le remplissage et le nettoyage (l’ensemble de l’appareil doit être sur la cuve).

Une bonne pratique

Source : Qualinova

Un manquement

Source : Fachstelle Pflanzenschutz, Kanton Bern

Les fluides qui fuient ne peuvent pas atteindre les eaux de surface, les grilles d’eaux claires, les grilles reliées aux égouts. Pour les contenants de plus de 20 litres, une cuve de rétention doit être présente. Elle doit avoir au minimum la capacité du plus grand bidon. Il est également possible d’utiliser l’ensemble du local de stockage comme cuve de rétention. La condition préalable est que le sol soit imperméable, c’est-à-dire qu’il ne présente ni trous ni fissures, et que des mesures structurelles (par ex. un seuil de porte) empêchent les produits d’atteindre l’environnement. Le matériau absorbant est prêt à retenir rapidement tout produit phytosanitaire qui fuirait.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : AGRIDEA

La station de ravitaillement ne présente pas de fissures, trous ou autres détérioration. Les déversements et les fuites ne s'infiltrent pas ou ne pénétrent pas dans les eaux de surface, les grilles d’eaux claires ou les grilles reliées aux égouts. Si la station n'est pas couverte, elle est vidangée dans une fosse à lisier ou dans une chambre de collecte.

Une bonne pratique

Source : AGRIDEA

Un manquement

Source : AfU, SG

Apports diffus d'éléments fertilisants et de PPh

Les abreuvoirs et mangeoires fixes sont sur une surface avec un revêtement du sol. Les abreuvoirs et mangeoires mobiles sont déplacés régulièrement. Les pâturages font l’objet d’une rotation régulière. Les grands bourbiers ou surfaces dépourvues de végétation sont clôturées et ensemencées. Il n’y a pas d’accumulation locale excessive d’excréments.

Une bonne pratique

Source : Qualinova

Un manquement

Source : KUT, SG

Les puits de contrôle sont une liaison directe vers l’eau. Ces installations doivent être disposées ou protégées de sorte qu’aucun élément fertilisant ou PPh n’atteignent l’eau, que ce soit par érosion ou lessivage. Le couvercle de la chambre de contrôle est fermé sans trous ni fissures visibles.

Une bonne pratique

Source : EAWAG

Un manquement

Source : EAWAG

Pour aller plus loin

La liste des points de contrôle est publiée par la Conférence des Chefs des services de la protection de l’Environnement (CCE). Elle a été conçue en étroite collaboration avec la KIP et la PIOCH. La liste est nouvelle mais son contenu ne l’est pas : il correspond aux exigences de la législation en vigueur. La liste officielle est disponible à l’adresse : https://www.kvu.ch/fr/groupes-de-travail?id=104.

La présente fiche d'information n'est pas exhaustive. Vous trouverez de plus amples informations dans les aides de l'OFEV et de l'OFAG pour la protection de l'environnement dans l'agriculture : www.bafu.admin.ch > Publications, médias > Publications > Eaux > Constructions rurales et protection de l’environnement , Produits phytosanitaires en agriculture et ou Eléments fertilisants et utilisation des engrais dans l’agriculture.